C'est en te voyant, cette nuit là, tout petit dans ton lit d'hôpital que je me suis mise à réfléchir... à réfléchir à toutes ces choses que tu avais dû vivre pendant ce long voyage que fût ta vie. Et, j'ai simplement eu le goût de me souvenir...
Me souvenir de ces Noël où tu jouais gaiement de la musique à bouche et de la cuillère tout en tapant du pied avec entrain.
Me souvenir de toutes ces fois où nous allions nous promener sur la terre... jusqu'au 2.
Me souvenir de ces fois où nous faisions les foins, de tous ses repas que tu mangeais toujours avec du sirop d'érable.
Me souvenir de cette seule fois où je t'ai vu pleurer alors que tu me parlais d'une petite Lise que je n'ai pas connue.
Me souvenir des promenades en tracteur où je pouvais parfois conduire, des débats sur les bonnes et moins bonnes marques de voiture.
Me souvenir de toutes ces fois restée prise dans l'entrée, des après-midi passé à la rivière
Me souvenir des fois où tu m'offrais une bière... tablette.
Me souvenir de ces nombreuses parties de cartes et de ces toute aussi nombreuses parties de fer.
Me souvenir de tes traditionnelles bénédictions faites juste avant le dîner du nouvel an.
Me souvenir de toutes ces choses que tu m'as racontées.
Me souvenir… juste me souvenir.
Oh oui, que tu as dû en vivre des choses pendant ce long périple... moi qui ne t'ai connu que pendant quelques trente années. Tu en aurais certainement encore beaucoup à me raconter...
Mais maintenant, il est plutôt venu le temps de te souhaiter bonne chance pour ton nouveau voyage. Je ne te dis pas au revoir, ça me fait toujours pleurer. Dire adieu, encore plus. Je te dis simplement à la prochaine fois. On se reverra. Et, de toute façon, je sais que tu veilles déjà sur moi... sur nous.
lundi 8 août 2011
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