samedi 28 novembre 2009

Week end à Ouaga

À la demande générale, je vais vous donner des nouvelles!! Pouah plus pour Klaude qui s'inquiète!! Mais oui je suis toujours en vie. J'étais juste un peu lâche pour écrire. Décidément, vous aurez toujours les nouvelles bien en retard. En parlant de retard, je vous assure que mon SEUL défaut est en train de prendre une très belle ampleur. J'adore ça!! Je vous jure, le matin je quitte chez moi à 7h30 pour aller à l'école qui commence à 7h30. Euhhhh c'est quand même un bon 20-30 minutes de vélo (maintenant que je ne me perds plus), mais je n'arrive quand même jamais en retard. C'est vraiment merveilleux!!
Donc, j'étais rendu à vous parler de mes week end à Ouaga (Ouagadougou). Le premier que j'ai passé ici c'était vers le 6 novembre il me semble. Je suis venue visiter la maman d'un ami de St-Jacques. J'ai donc fait un beau 3-4 heures de car. C'est avec ce car qu'on est tombé en panne et où il y avait la poule qui jasait. Le car est aussi dans la catégorie des endroits où "quand il n'y a plus de place, il y en a encore". Tsé quand tu es tellement coincé que la sueur de la jambe de ton voisin te coule dessus. Dégueu! Mais ça va, je trouve ça beaucoup moins pire maintenant. Quand je suis arrivée à la gare de Ouaga, je me suis négociée un taxi... un beau taxi vert avec lequel on a fait une crevaison. Et oui! Je suis restée assise dans la voiture et je n'arrêtais pas de rire. Non mais faut le faire quand même. Ensuite, le conducteur à décidé qu'on arrêtait gazer. Bien pouquoi pas tant qu'à y être. Mais là, ce n'est pas tout. Essaie donc de dire à un taxi où tu t'en vas quand tu ne sais même pas où tu t'en vas et quand il n'y a pas d'adresse. Ah! Ah! Bon le gardien de mon amie a quand même expliqué, au téléphone, le chemin au chauffeur de taxi. Je suis finalement arrivée chez elle vers 17h- 17h30. J'étais quand même partie de Léo à 12h! Le temps que je dépose mon sac et nous partions pour prendre un verre chez une amie à elle et ensuite chez l'ambassadeur du Canada au Burkina. Oui oui! Pôpire pareil. Bon, je ne suis pas si importante. Il y a, en fait, là-bas une petite réception à tous les premiers vendredis du mois pour tous les expatriés. C'était franchement bien. Il y avait beaucoup de gens intéressants. Et, il y avait surtout du vin. :) Ce fut ma première coupe ici. Elle a bien fait son effet d'autant plus que je n'avais pas beaucoup mangé. Juste après nous sommes allés, avec des amis de mon amie, à une petite fête chez des français. Du coup, je retournais quelques annnées en arrière à perler mon français, mais aussi à bien manger et... à boire du vin. Yé!! Nous ne sommes pas rentrés très tard mais quand même bien crevés. Ce n'est donc que le lendemain que j'ai vraiment visité la maison de mon amie. J'ai d'abord rencontré la table de cuisine que le cuisinier avait merveilleusement garnie. Oh que oui! Il avait préparé un très bon ptit déj et il nous l'a même servi. Papaye, jus frais pressé, bananes, pain grillé, beurre d'arachides, oeufs... Je n'en revenais pas. Quel changement drastique! En parlant de changement, je ne me souviens pas trop dans quel ordre j'ai découvert le reste, mais ça me changeait drôlement de Léo. Vraie toilette, vraie douche, climatisation, moustiquaire dans les fenêtres (donc pas besoin de mettre la mienne au-dessus de mon lit), machine à laver, plancher propre (je pouvais me promener pieds nus) et... il y avait une piscine. Disons que je me suis bien plue ici... oui j'y suis encore. Les circonstances ont d'ailleurs fait que, depuis le 6 novembre, j'ai passé tous mes week end ici. Ça, ce sera pour un autre jour. Enfin, j'ai passé une très belle fin de semaine à faire quelques commissions histoire de me rapporter des vivres à Léo, à me baigner, à prendre l'apéro dans la véranda, à super bien manger...

vendredi 13 novembre 2009

Bobo-Dioulasso et Banfora

Hum... ici partir en voyage un week end implique un peu plus que de louer une chambre d'hôtel sur le net et de faire ses bagages. Il nous a fallu, à Audrey et à moi, plusieurs soirs de discussion avec un membre d'Africa Volontaire pour organiser le tout. Heureusement, la sangria nous a merveilleusement accompagnée. Pour le plan A, il fallait louer une 4x4, trouver un chauffeur, réserver des chambres pour dormir, décider ce que nous voulions visiter et trouver des gens pour venir avec nous afin que le voyage nous coûte moins chers. Pour le plan B, il nous fallait vérifier les horaires de car ainsi que les correspondances et les prix, s'occuper de louer un transport à Bobo ou Banfora pour faire les visites et trouver des endroits pour dormir. Ce qui est bien ici, c'est qu'à chaque jour les prix et les plans établis changent. De plus, même ce qui est certain ne l'est pas. Donc, le jour du départ nous ne savions pas encore si nous partions en car ou en 4x4. À 11h30, nous (Audrey, Mc et moi) étions toutes sur nos cellulaires : nous avions projeté partir à 12h, mais nous n'avions pas de nouvelle du responsable d'Africa Volontaire, de la 4x4 et du chauffeur. À 12h on se décide : on se rejoint à 12h15 pour prendre le car de 12h30. Bien évidemment, j'étais vraiment prête! Je suis donc partie de chez moi à 12h10 en courant. Pas si facile de courir à 35-40 degrés. J'ai peut-être couru 2 minutes sur mon trajet de 15 minutes. Mais là, même en marchant super vite, j'étais foutue. Alors, j'ai demandé à un gentil monsieur que j'ai croisé dans la rue de m'amener avec son scooter. Il n'a pas trop compris c'était quoi l'urgence que j'aille Au jardin du maire (le maquis ou je prends toujours ma sangria et notre point de rencontre) à cette heure mais bon... à mon arrivée, Mc était là mais pas Audrey. Ahhhhh nous allions manqué le car. Mais non, qui ne voyons nous pas arriver une minute plus tard, Audrey en 4x4. Le chauffeur était finalement allé la chercher avant qu'elle ne parte de chez elle. À 12h30, nous partions donc de Léo en 4x4 pour se rendre à Bobo-Dioulasso qui est à quelques cinq heures de route. Nous sommes arrivés à Bobo vers 18-19h. Nous sommes allés nous trouver un endroit pour dormir qui sommes toute était pas mal bien. Pour 2500 FCFA (6$) par personne nous avions une chambre avec un ventilo, une VRAIE toilette et une vraie douche. Juste pour cela j'étais contente d'être partie en voyage. Par la suite, nous sommes allés manger dans un maquis nommé Les Bambous :) où il y avait un spectacle avec des djembés, des balafons (genre de xylophone), des calebasses, des koras et un chanteur bien évidemment. L'ambiance et le décor était génial. C'était une vraie place de touriste, mais ça me faisait très plaisir de voir autre chose que le décor de Léo. En plus, j'ai mangé une salade d'avocat et une crêpe au chocolat. Ça l'air de rien, mais j'étais tellement heureuse. C'était tellement bon. On dirait que ça faisait dix ans que je n'avais pas mangé autre chose que du riz. Peu après le pestacle, nous sommes allés nous coucher. Nous avions une grosse journée le lendemain. Et ce lendemain nous l'avons commencé en mangeant des pâtisserie (croissant, brioche, etc.) Miam! Juste ça me rendait tellement de bonne humeur. C'est là qu'on se rend compte que je suis vraiment gourmande. Après nous sommes allés visiterl a Mare aux poissons sacrés. C'était au milieu de nulle part. Nous avons fais quoi 30 minutes de 4x4 dans la brousse et ensuite 40-50 minutes de marche. Le décor était très beau (montagne, lianes). Bon le principe de ce lac, c'est que les gens donnent quelque chose (poule, chèvre, boeuf) en sacrifice aux poissons et font une demande (voeu). Bon, nous nous avons sacrifié deux pains baguette :) afin de voir les poissons. Ils sont quand même gigas. Par la suite, nous sommes allés au village de Koro. C'est un village en montagne. Très beau. Après, nous avons pris la route pour Banfora, qui est à environ 1 heure de Bobo. En arrivant à Banfora, même routine : trouver un endroit pour dormir et aller manger. ah! En fait, ce soir-là on n'a pas vraiment mangé. On a bu de la sangria et on a mangé des bonbons dans la cours de l'hôtel : c'était l'Halloween. Le lendemain, après le ptit déj, le premier endroit que nous avons visiter fut les Pics de Sindou : d'espéces de cônes gigantesques en roche. Ça l'air de rien, mais c'était très beau. Après nous sommes allés au Lac Tengréla. Le but était d'y voir des hippopotames, mais le seul qu'il y avait dans le lac à ce moment ne s'est pas pointé le bout du nez. Nous avons quand même fait une belle balade en pirogue et le piroguier nous a fait de beaux collier avec des nénuphars. Ouuuuuuh! La dernière visite que nous avons fait fut les cascades Karfiguéla. C'étais aussi très beau. Le soir nous sommes allés manger au Mac Donald et oui! Mais bon ce n'était pas comme un Mc Do chez nous. Mais c'était quand même très bon. Le lendemain nous sommes allés faire un peu de shopping et je me suis tellement achetée un djembé. :) Je vais juste vraiment sacré de rapporter cela en avion. Nous avons aussi visité le marché de Bob (nous repassions par là pour rentrer à la maison). Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhh! Tous les commerçants nous courraient après pour nous vendre des ti-trucs. Enfin, nous sommes repartis pour nos 5-6 heures de route. Pouah en chemin on se serait cru dans un jeu de nintendo tsé celui où on tire de canards avec un ti-fusil. Sauf que là, c'était en voiture qu'on tuait des trucs et c'était des chauve-souris. C'est fou comme il y en avait partout.

mercredi 11 novembre 2009

Tousqui...


Ahhhhhhhhh! J'avais presque fini mon ti-message de la journée et j'ai tout perdu.

L'eau : En fait, avec le traitement que je mets dans l'eau d'ici pour pouvoir la boire, elle goût vraiment l'eau de piscine. Et, sincèrement, elle vient rapidement beaucoup plus chaude que nos piscines de l'été dernier!


La bouffe : Bof, il n'y a pas grand chose de nouveau sous le soleil : du riz avec de la sauce aux tomates, du spag avec de la sauce aux tomates, du to (farine de maïs mélangée avec le l'eau... je crois bien qu'avec du fécule de maïs et de l'eau vous pourriez faire la même chose. Gatez-vous si vous voulez manger africain!) avec de la sauce aux tomates, du foutou (de la purée d'igname) avec de la sauce aux tomates, des frite d'igname avec... oui oui de la sauce aux tomates. Mais ne vous inquiétez pas, il y a plusieurs sortes de sauce aux tomates. Sinon, pour le ptit déj il y a le fameux pain, mais, moi, je m'achète de bananes. En vrai, j'essaie de m'acheter le plus de fruits ou jus de fruits possible parce que ça prend quand même de l'énergie pour supporter la chaleur. Bon, je sais que c'est vraiment plein de vitamine le riz, mais parfois j'ai le goût que mes vitamines goûtent autre chose. :) En tout cas, je peux vous dire que la grano en moi prend un peu le bord.



Les animaux : Pouah! Il y en a partout. Bon à part mes colocs de chambre (souris, lézards, moustiques et autres) il y a, dans ma cours et un peu partout dans la ville, des poules, des coqs, des chèvres, des cochons, des ânes et des boeufs. Et pratiquement tout ce beau monde se promène en toute liberté. Je ne fais parfois même couper la route par des chèvres et des cochons quand je vais à l'école. Je l'a trouve quand même bonne être obligé de m'arrêter pour regarder des cochons traverser le pas vrai chemin. :) Il y aussi le coq qui "habite" chez moi qui s'amuse à chanter à tous les matins à cinq heures. Euh..... c'est qui qui a décidé que les coqs devaient chanter si tôt?!? L'autre matin, quand je me suis levée, il y avait même une poule sur la table du salon qui picorait le souper de la veille! Sinon, presque tous les ânes que je vois sont affairés à tirer une charette. Elle a franchement pas l'air bien amusante leur vie.


La bière : La Castel, la Flag, la Brakina... je les ai déjà toutes essayées. Il y a même de la sangria. Hum...... On se rejoint presque tous les soirs, Audrey, moi et d'autres (selon les dispos), dans un maquis pour prendre un verre et jasé.



Le car : Chose surprenante, il part toujours à l'heure. Je l'ai pris trois fois entre Léo et Ouaga. Mais, le week end dernier c'était un peu n'importe quoi. D'abord, nous sommes restés en panne au moins vingt minutes. Je ne m'y connais pas en mécanique, mais ils ont arrosé le moteur pour être capable de le repartir. Repartir... je l'ai trouvé bonne celle-là aussi que de repartir l'autobus sur la compression!?! Ah oui! J'avais oublié de vous dire l'autre fois : on met les bagages sur le toit. Non mais ça me tentait vraiment de mettre tout ce qui servirait à ma survie pour les cinq prochains mois sur le toit. Mais bon, tout était là à mon arrivée. Bon après être repartis sur la compression, on s'est fait arrêté par un gendarme. Et, c'était pour n'importe quoi du genre "ne placez pas les boîtes à cet endroit mais plutôt à cet endroit-là". Ou, "il faudrait enlever les souliers qu'il y a sur le toit". ???? Et quand le responsable chignait un peu, le gendarme répondait qu'il pouvait nous bloquer la route si ça ne fonctionnait pas. Un peu plus tard, j'entendais des drôles de bruits et je me demandais bien c'était quoi. Et bien bordel, il y avait quelqu'un qui tenait son souper, vivant, par les pattes. Et oui, quelqu'un tenait une poule. Elle nous a jasé ça un petit bout, la tête à l'envers. Pas besoin de vous dire que je me cachais pour rire. À part de ça, bien il y a un gars qui est descendu à un arrêt entre Léo et Ouaga mais le responsable du car, qui avait pris du retard à cause de la panne et du gendarme, a décidé que c'était trop long d'aller chercher ses bagages sur le toit, donc le pauvre gars est resté sur le bord du chemin sans ses trucs. Je le vois encore, avec des points d'interrogation dans les yeux, regarder le car partir. C'est vraiment pas drôle pour le gars, mais moi ça m'a fait vraiment rire. Le responsable du car lui a même dit qu'il lui laisserait ses bagages en repassant. Bien oui que le gars va passer sa journée à attendre que le car repasse.

Châtiment corporel

Ce même jour où j'étais malade et très couchée dans mon lit, il y a la petite chez moi qui se fait ramasser (je vous épargne les détails). En fait, je ne vois rien, mais j'entends tout. Sincèrement, j'ai trouvé cela assez difficile. À chaque coup, je me tordais dans mon lit. Et, en bout de ligne, j'ai presque pleuré aussi longtemps qu'elle. Je suis bien contente de n'avoir rien vu parce que je ne sais pas trop comment j'aurais réagi. Il faut dire que j'ai un petit faible pour elle. Ce n'est, en fait, pas la fille des parents chez qui j'habite, mais plutôt la fille du frère du papa. Je ne sais pas trop si c'est parce que c'est une fille ou bien parce que ce n'est pas la leur, mais elle a un peu la vie difficile et je trouve cela un peu triste. Je me suis un peu habituée et un peu résignée à ne plus trop essayer de l'aider parce que, quand je faisais quelque chose pour l'aider ou essayer de lui rendre la vie plus facile, cela se retournait contre elle. C'est elle qui se faisait chicaner pour ce que je faisais pour elle. Et, en même temps, je ne veux pas me mettre toute la famille à dos d'autant plus que c'est à moi à m'habituer à eux et non le contraire.

Déshydratation

Hum... généralement je trouve que le corps est bien fait, mais là...
Bon, en fait, cette journée-là, je n'avais vraisemblablement pas bu assez d'eau et mon corps me l'a drôlement fait sentir. Sans donner de détails, disons qu'il rejetait le peu qu'il y avait en son intérieur et j'avais des gigas crampes au ventre. C'est moi ou ce n'est pas la meilleur façon de se réhydrater que de faire sortir tous les liquides!?! Je n'ai été malade que quelques heures, mais franchement avec les superbes toilettes (même les jours où je ne suis pas malade, en regardant dans le fond, j'ai presque le goût de l'être) et la chaleur, je ne l'ai pas trouvé drôle. En plus, il ne pleut pas vraiment souvent, mais cette journée, il a plu. Ah ah! C'est pratique avec les toilettes à l'extérieur. Et oh surprise, il semblerait qu'il y ait une défectuosité dans la toiture, juste vis-à-vis mon lit. Faque oui, il me tombait des gouttes de pluie sur la tête. Euh... c'est parce que j'étais un peu trop faible pour me tenir sur mes jambes, donc il n'était pas vraiment question que je change mon lit de place toute seule. Je décide donc d'aller tranquillement chercher la mama pour qu'elle déplace mon lit, mais bon en chemin je m'assois par terre pour reprendre mes forces. Là, il y a le petit de deux ans qui pense que je joue à un jeu, qui s'assoit à côté de moi, qui se tord de rire et qui immite ce que je fais. Bon, ça m'a quand même arraché un sourire. Finalement, c'est Audrey, l'autre Québécoise, qui m'a remise sur pied en me faisant boire du Gastrolyte.

Quand il n'y a plus de place, il y a encore de la place...

Bon, ce titre vaut pour bien des situations ici, mais cette fois-là, j'étais à l'église. Et oui!! Qui l'eut cru! J'y suis allée un dimanche il y a environ deux semaines (et oui, il y a un décalage entre ce que je vous écris et ce que je vis). C'est pas une blague, on devait être mille dans mon banc. Bon, j'exagère un peu. Mais quand même, il me semble que, quand il n'y a plus de place, il n'y en a plus, non?!? Et bien oui, il y en a encore. On était déjà coincé, je suais déjà de partout et il y avait des gens qui venaient quand même s'asseoir dans le même banc. Je n'en revenais pas et je me retenais quand même un peu pour ne pas éclater de rire vu le ridicule de la chose. Euh....... c'est parce que la messe a aussi duré trois heures bordel!! Parfois, il fallait se lever pour danser (bon plus se dandiner vu la place) et chanter (bien relatif dans mon cas) et taper des mains (encore relatif... je n'arrivais pas trop à suivre le beat). Il fallait aussi que je suive le discours. Parce qu'une blanche qui dort à la messe, ça se remarque. Wow! c'est quelque chose aller à la messe ici. Au début, c'était vraiment agréable. Il y avait des gens qui chantaient plein de chansons. Il y avait même des guitares, une batterie et des djembés. Il fallait bien que j'aille à la messe pour voir des djembés. Moi qui croyait en voir partout! Bref, les chansons étaient bien rythmées (style rock and noone). Cela meubla agréablement la première heure. Pendant les deux autres, ce fut le temps des discours et des lectures de la bible. PENDANT DEUX HEURES!! Bon, ça va. À un moment donné, on a compris ce que tu veux dire. C'est bien beau de se faire faire la morale, mais là, il y a des limites! :) En plus, vu le contexte du manque d'espace dans mon banc (il y avait toujours une nouvelle personne qui arrivait), la chaleur, le manque de sommeil et le manque de patience aussi qui commençait à se faire sentir. Bref, j'ai quitté avec ma maman d'accueil après trois heures et ce n'était même pas terminé. Hum... laissez-moi réfléchir, est-ce que je vais y retourner???

samedi 7 novembre 2009

L'école

Donc comme prévu, le lendemain matin je visitais l'école et le lendemain soir, je commençais à travailler. Soir parce qu'en fait, il y a de l'école de 7h30 à 12h et de 15h à 17h. De 12h à 15h, il fait franchement trop chaud. J'ai pu choisir ma classe. J'ai choisi celle de deuxième (cp2) parce que l'enseignante s'absente souvent : elle a droit à quelques heures de congé par jour pour la tétée (genre de congé de maternité). Comme personne ne la remplace, les enfants sont laissés à eux-mêmes. Je me suis donc dis que je pourrais m'occuper des élèves lors de son absence. J'ai donc observé un soir de 15h à 17h et le lendemain j'enseignais toute seule. Du moins, j'essayais. C'est parce qu'il y a 104 élèves dans la classe!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Oui, moi aussi je l'ai trouvée bonne. HI! HI! Par contre, je n'ai pas eu à essayer d'enseigner bien longtemps parce que, quelques heures après le début des classes, cette journée fut déclarée jour de deuil. Afin de signifier leur support à une collègue de travail qui venait de perdre son enfant de 2 ans, les enseignants ont cessé de travailler pendant 2 jours. Ils se sont réunis sur la cours d'école pour discuter. La journée d'ensuite, c'était journée de notation : le directeur devait rencontrer tous les enseignants afin de les évaluer. Comme je n'avais pas à être évaluer, on a décidé de faire rentrer mes élèves dans la classe afin que je leur enseigne. Ah ah!! Elle est bonne celle-là! Vous pensez que les 500 autres élèves qui n'avaient pas de classe ont fait quoi?!? Et oui, ils sont tous venus regarder (pas en silence, bien évidemment) par les fenêtres et par la porte pour voir la nassara (la blanche) enseigner. En moins de 10 minutes, il y avait au moins 200 élèves assis n'importe comment dans la classe. Après 30-4 0 minutes, j'ai abandonné le projet. Je les ai tous laissé sortir dehors. C'était vraiment n'importe quoi!! Je fus d'ailleurs ainsi populaire pendant 2-3 jours. Quand j'arrivais à l'école, il y avait toujours 50-60 élèves qui me suivaient... juste pour me suivre. Quand j'arrivais plus tôt à l'école pour travailler, il y avait encore tout plein d'élèves qui se postaient autour de mon bureau juste pour me regarder. Un midi, je me suis mise à jouer, avec un fruit pas mûr, au foot (soccer) avec 2-3 élèves et bientôt ce fut les 600 qui me suivaient pour jouer. Euh........ c'est que je ne suis même pas bonne au soccer. En plus, quand j'ai décidé d'arrêter de jouer, ils ont tous continué à me suivre quand même. AHHHHHHHHHHHHHHH! C'était à se tordre de rire. J'ai donc décidé de les occuper quelques minutes en jouant à un jeu du genre "immitez ce que je fais". C'était beau à voir, tous ces élèves qui faisaient comme moi. Bon, après je ne me souviens plus comment j'ai fait pour qu'ils retournent tous à leur occupation. Je me souviens juste que je leur disais et montrais de s'en aller, mais ils me trouvaient juste très drôle. Sinon, bien avec mes élèves, ça va comme ça peut. Je suis à essayer d'élaborer un système d'émulation qui va fonctionner avec tous ces élèves et surtout qui ne nécéssite pas de matériel. La gestion de groupe n'est pas encore très facile : je ne connais vraiment pas le nom de tous mes élèves et ils savent très bien que je ne les frapperai pas, donc ils se gâtent quand leur vraie prof n'est pas là. Sinon, il y a me rendre à l'école qui n'est pas de tout repos. Ça fait quoi... 2 semaines à peu près que je travaille et, sincèrement, je ne suis pas passée par le même chemin une seule fois. C'est que mon école est un peu dans la brousse, c'est à environ 20 minutes de vélo de chez moi (ah oui! Je me suis achetée un vélo), il y a des chemins qui vont dans tous les sens et il y a toutes sortes de chemins. C'est pas une blague, parfois je me ramasse dans la cours d'une maison, d'autres fois au marché, parfois ça me prend 20 minutes me rendre, d'autres presqu'une heure. Je n'arrive pas à me trouver de vrais points de repères... c'est qu'en fait je me suis tellement perdue dans tous les chemins que je ne sais plus trop lesquels sont bons. Mais je m'en viens quand même presque bonne. J'ai une idée de la direction à prendre et je me fie à cela. Voilà.

mardi 3 novembre 2009

Arrivée à Léo

Mon arrivée à Léo : c'est franchement la partie la plus difficile de mon voyage jusqu'à maintenant. Mais bon, elle est passée depuis un bout maintenant. Donc, juste après mon expédition dans le désert j'ai pris le car pour aller à Léo. Je suis arrivée dans ma famille vers 21h. Ce soir-là, je n'ai pas fait grand chose : installer ma moustiquaire, me doucher (la douche est dans la maison ici), et me coucher. J'ai très mal dormi et en vrai, pendant plusieurs nuits à cause de la chaleur et de l'humidité. C'est vraiment très très humide. Maintenant je dors mieux : les nuits sont plus fraîches (20 -25 degrés). Ah! j'ai oublié de vous parler de mes colocs de chambre : des gigas coquerelles (3-4 cm), des lézards et des millions de moustiques. Certains soirs, il y a aussi des crapauds et des souris. Je pense parfois à donner un petit nom à tout ce beau monde comme ça, ça va faire plus conviviale. :) Mais bon, c'est comme le reste on s'habitue!! Alors, après une pas bonne nuit, comme personne ne semblait voir que j'étais levée, j'ai décidé de commencer ma journée en faisant mon lavage. Yirk!! Une dame, qui habitait chez moi à ce moment, se tordait de rire en me regardant. Je n'avais vraisemblablement pas la méthode africaine pour laver mes habits. Tellement, qu'elle m'a poussée (elle ne parlait pas français) et a fait mon lavage à ma place. Je ne m'en suis pas vraiment plaint! Maintenant je suis très bonne avec la méthode de lavage africaine. Très faux. Ils ont une technique pour frotter que je n'arrive pas vraiment à faire. Bon, en vrai, on s'en fou. Je n'aspire quand même pas à laver mes vêtements à la main toute ma vie et en bout de ligne, ils sont propres quand même mes habits! Alors, comme tout le monde s'occupait encore à ses tâches sans vraiment remarqué ma présence, j'ai décidé d'aider la mama à faire le repas. Encore là, ils ont pas de planche à découper, donc je devais couper les tomates dans mes mains. Pour eux, ça a l'air bien bien facile. Mais, ce ne le fut pas pour moi. La dame qui ne parlait pas français s'est encore foutu de ma gueule. Une chance qu'elle était là pour m'aider elle!! Après, je n'ai rien fait. RIEN! J'ai attendu que le papa (et aussi responsable d'Africa volontaire) se pointe pour me faire visiter la ville et/ou encore l'école où j'allais travailler. Du tout! Arrange-toi! Le lendemain matin, même chose. Quand j'ai fini par le voir (2 minutes), il a fallu que je lui cours après (il était en scooter) pour savoir quand est-ce que je verrais la ville et l'école. Demain qu'il m'a finalement dit. Yé!! J'avais une autre journée à ne rien foutre. C'est parce qu'après plusieurs heures de transport et une nuit dans le désert, ça changeait assez drastiquement. C'est la même chose pour les repas. S'il n'y avait pas eu une Québécoise pour me dire que le repas était servi sur la table du salon et que je pouvais manger quand bon me semblait, je n'aurais certainement pas encore manger. Disons finalement que j'habite à un endroit, pas tant dans une famille. En tout cas, pas comme je m'y attendais : on mange quand on veut, on rentre quand on veut... Bon, là, ça va. Je m'y suis habituée. J'ai pas de problème à faire ce que je veux quand je le veux, mais je ne croyais pas que ce serait ainsi ici. Et, je m'attendais quand même à être un peu coacher au début. Mais bon, c'est juste l'Afrique après tout!! :)